dimanche 27 mai 2007

L’action en faveur du sport du gouvernement

Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, a présenté, le 23 mai, ses objectifs en matière de politique sportive, à l’occasion de l’assemblée générale du Comité national olympique et sportif français (Cnosf).
"Les dimensions jeunesse, sport et santé sont indissociables", a souligné Roselyne Bachelot-Narquin, devant les représentants du mouvement sportif français. Le nouveau périmètre ministériel permettra de traiter de nombreux sujets à la confluence du sport et de la santé, comme la lutte contre le dopage, la médecine sportive ou encore le chantier de la prise en compte des bienfaits du sport sur la santé.

Une école de management

La ministre a annoncé ses axes de travail pour le développement du sport en France. Les structures du sport seront renforcées, avec notamment la création d’une école de management sportif. Les efforts en matière de parité hommes-femmes seront poursuivis. L’accès de tous aux pratiques sportives sera facilité, en particulier pour les personnes handicapées, car "le sport est une véritable école de vie". Autres points forts : le développement du sport à l’école et les synergies entre le monde de la santé et celui du sport.

dimanche 20 mai 2007

LA METHODE PILATES, EN QUOI CA CONSISTE ?


La méthode Pilates est une méthode d'exercices qui vise à améliorer le rendement musculaire. La méthode, qui existe depuis les années 20, porte le nom de son inventeur, Joseph Pilates, un Allemand émigré aux États-Unis au début du siècle.

À travers une série d'exercices variés, on apprend à activer les muscles faibles et à relâcher les muscles trop tendus dans le but d'équilibrer la musculature. C'est aussi une prise de conscience de son corps et du fonctionnement de ses muscles. l'adepte apprend alors à les isoler pour les renforcer tout en les allongeant.

l'objectif est de créer un équilibre dans le corps en se centrant sur les régions de l'abdomen, du bassin et du postérieur. La posture, l'alignement approprié du corps et la respiration continuellement sollicitée dans l'exécution de chaque mouvement constituent la base de la technique.

Il en résulte une amélioration de la force, de la souplesse, de la coordination et du maintien. C'est un peu comme si on réunissait le nautilus et le yoga dans un même entraînement. La méthode Pilates peut être utilisée comme sport complet, comme complément à un autre exercice physique ou comme méthode de rééducation.

De l'athlète de pointe au sédentaire désireux de retrouver la forme, tous peuvent profiter des bienfaits de l'entraînement Pilates. La méthode Pilates, c'est plus de 500 exercices combinant la respiration avec le mouvement qui peuvent être exécutés au sol ou sur des appareils spécialisés. C'est un ensemble de bienfaits et de solutions pour:

- corriger et améliorer la posture en raffermissant et en tonifiant les muscles de l'abdomen, des fessiers, du bassin et du dos pour favoriser un bon maintien de l'ensemble du corps;
- développer la souplesse et allonger la colonne vertébrale;
- détendre les groupes musculaires raides (nuques, épaules, dos), tonifier les groupes musculaires relâchés (abdominaux, fessiers) afin d'équilibrer la musculature et de se débarrasser des tensions;
- éliminer le stress grâce à une technique de respiration qui procure une sensation de bien-être énergisante à chaque séance;
- développer une prise de conscience du bon fonctionnement de son corps afin d'optimiser l'efficacité de ses mouvements;
- améliorer sa coordination; et
- prévenir les blessures causées par la mauvaise posture.

samedi 12 mai 2007

Qu'est ce que le sport?

Une activité : Dans la définition du sport qu’a rédigée le groupe de travail inter-institutions de l’ONU sont comprises toutes les formes d’activité physique qui permettent une interaction sociale et contribuent à entretenir un bon état physique et mental. Cela inclut le jeu, les loisirs actifs, le sport occasionnel ou de compétition ainsi que les sports et jeux traditionnels ou autochtones. L’accès au sport et à l’activité physique est reconnu comme un droit fondamental pour tous selon l’article 1 de la Charte internationale de l’éducation physique et du sport de l’UNESCO datée de 1978.

Un instrument de paix :Bien qu’apolitique, le sport a souvent permis de rétablir le dialogue lors de tensions politiques, culturelles ou religieuses. Les rencontres sportives permettent à des communautés, des peuples ou des nations entières de se mesurer entre elles dans le respect des règles du jeu et des individus.

Un mode de promotion de la santé :Il est reconnu qu’une activité physique adaptée participe au maintien de la santé aussi bien physique que mentale. L’attention portée au choix des activités, à leur intensité, à leur fréquence permet de faire de l’activité physique un instrument de promotion de la santé qui peut participer à diminuer les coûts de la santé.

Un vecteur de communication : Les athlètes connus du grand public véhiculent une image positive et peuvent devenir des vecteurs puissants pour relayer les messages de tolérance, de respect de la diversité et de paix.

Une contribution au développement: Lorsque l’on parle de développement et de sport, il s’agit en premier lieu de développement de la personne. Qu’il s’agisse du développement des enfants à l’école ou dans des bidonvilles, de participation à l’intégration ou de lutte contre la pauvreté, l’activité physique peut être proposée et partagée, souvent à moindre frais. Le partage des règles, du jeu, l’appartenance à l’équipe peuvent viser des objectifs différents selon l’environnement social et économique. Le sport peut cependant contribuer à de nombreuses formes de dévelopement social, économique et humain. Par le biais de partenariats publics et privés associés aux programmes de développement fondés sur le sport, il est possible d’enseigner aux jeunes les compétences essentielles et d’encourager l’emploi pour les jeunes. Les grandes manifestations sportives peuvent également contribuer au développement économique et permettent souvent de lancer des projets à long terme.


Photo HCR/N. Behring
En septembre 2000, les leaders du monde ont accepté, lors du Sommet du Millénaire les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), des objectifs mesurables en vue de combattre la pauvreté, l’analphabétisme, la faim, le manque d’éducation, les inégalités entre les sexes, la mortalité infantile et maternelle, les maladies et la dégradation de l’environnement. Approuvés par 191 gouvernements, ces Objectifs sont au cœur de l’ordre du jour du développement et créent un cadre d’action pour la famille de l’ONU.

Une école de vie : Le sport a un rôle important à jouer pour atteindre ces objectifs. Il est une école de vie. Il offre un apprentissage très complet : on y apprend à surmonter les défaites, à accepter le côté éphémère de la victoire, à travailler pour obtenir des résultats, à respecter l’adversaire, les décisions de l’arbitre et les règles du jeu.

Le sport permet aussi d’apprendre la confiance en soi et peut participer à l’intégration sociale, notamment des étrangers ou de personnes handicapées.

Les activités physiques sources de bien-etre?

Les récents évènements qui ont agité le monde du sport, en particulier lors du tour de France 1998 et 2006 , les révélations sur le football italien suivies de l’ouverture d’une enquête judiciaire ainsi que les projets mégalo-maniaques des futures super ligues de football, ont terni l’image du sport, en tout cas celui de haut niveau. Ils ont mis en évidence que cette activité est gangrenée par au moins deux phénomènes :

Le dopage
L’argent

Ce n’est pas nouveau certes, mais ce qui est récent c’est l’étalage médiatique des problèmes. Ce sont aussi les révélations venues de l’intérieur (joueurs, entraîneurs, soigneurs) qui ne veulent plus se taire et qui expriment tous les bruits de coulisse comme s’ils appelaient au secours. Ce qui est nouveau aussi c’est un questionnement public général. On se demande :

Cette performance est-elle vraie ou s’agit-il d’un exploit douteux ?
Les athlètes courent-ils pour la victoire ou pour le profit ?
Les dirigeants sont-ils dignes de confiance ou faut-il s’en méfier ?

Le regard de la communauté envers le sport est en train de changer. Pourtant de l’antiquité à nos jours, le sport et l’activité physique ont servi à bien des causes, bonnes ou moins bonnes. Déjà, au milieu du 19e siècle, Gottfried Keller écrivait à propos de l’activité physique dans les écoles : " elle favorise la santé et la vigueur du corps mais également son embellissement et l’harmonie de ses mouvements". Les pays sont actuellement hautement industrialisés. La machine remplace l’homme dans presque toutes les tâches. Rares sont les personnes qui se déplacent encore à pied. Les services de bus vont chercher les enfants devant les leur domicile pour les amener à l’école et rares sont les ménages sans téléviseur, jeux vidéo ou autres ordinateurs. A l’école, l’enfant est contraint de rester assis de longues heures. De retour , le soir, à la maison, il s’assied devant son appareil de télévision ou sa play station, bouge de moins en moins. Il est reconnu que la sédentarité est à l’origine de bien des maux. Or, l’homme est ainsi fait qu’il a besoin de bouger ; il le sait de manière intuitive que l’activité physique lui procure « quelque chose de positif » sur le plan du bien être physique et psychologique et c’est vers le sport qu’il devrait se tourner naturellement ,

Pour le plaisir
Pour la recherche de la performance
Pour se mesurer avec le danger
Pour vaincre
Pour voyager
Pour la santé

Pour la santé ? Pas toujours. Les statistiques sont éloquentes au sujet des blessures et des accidents de sport. Cependant, les derniers chiffres de l’Office fédéral des statistiques le prouvent, l’activité physique est nécessaire au maintien de la santé. Elle diminue de manière significative l’obésité, le diabète, les maladies du cœur ,l’incidence de certains cancers et la dépression.

D’un autre côté, comme l’ont démontré 24 études de santé publique publiées en Suisse et à l’étranger entre 1988 et 2002, l’activité physique est aussi un moyen de prévention contre l’addiction aux drogues psycho-actives. En effet la conclusion des ces études indique clairement une relation inverse entre la pratique de l’exercice physique et la consommation de nicotine. En effet, sa prévalence est 2 à 3 fois supérieure chez les personnes inactives par comparaison aux personnes actives, cela surtout chez les adeptes des sports d’endurance. Il en est de même pour la consommation du canabis.

Spécifiquement chez les enfants et les adolescents, l’activité physique devrait jouer un rôle important dans la prévention de la consommation de substances psycho-actives par son action socialisante et par le renforcement des ressources, ceci, surtout durant la phase difficile qu’est la puberté. De manière à améliorer l’effet de prévention du sport, les entraîneurs, les maîtres de sport ont un rôle prépondérant à jouer par l’enseignement et l’exemple, réveillant dans l’esprit de ces jeunes une conscience de bonne santé.

Gérald Gremion, Swiss Olympic Medical Center,